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LEON , LANDES
BLOG DES RANDONNEURS LEONNAIS
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Club des Randonneurs Leonnais
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Bravo et félicitations à nos nouvelles écritures : Christiane et Gisèle !
à nos blogs !
Bientôt avec les randonneurs :
Les projets pour 2009/2010 : la citadelle de Blaye, Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, Marquèze par solidarité avec la forêt et ces gensss qui font revivre la culture landaise, la Rhune
(ouf il y a aussi le petit train!), le Pays basque, le chateau de Las (64), Biganos et les lacs de Pouillon.
A vos chaussures et batons !
La cotisation 2009, était inchangée et fixée à 15 € par personne .
Nous étions présents au forum des associations en septembre et de nouveaux randonneurs nous ont rejoints.
Ainsi donc, il a été décidé de prolonger la durée de l'adhésion jusqu'en juin 2010.
L'appel pour la prochaine cotisation se fera donc en septembre 2010.
Notre assemblée générale a eu lieu le 2 avril 2010. Le compte rendu a été envoyé.
Prochaine date à retenir : samedi 15 mai : chateau d'Abadia,
balade sur les falaises et Col d'Ibardin.
Ils tendent vers le ciel leurs bras déchiquetés, comme pour demander grâce.
Nous avons passé la soirée à ranger, les tables, chaises de jardin, les pots, les sacs qui pouvaient trainer dans les cours ou les jardins. Amarrer les barques,
protéger les outils, fermer à double tour les portes, les fenêtres, obstruer tout ce qui pouvait laisser passer le courant d’air, fermer les volets.
La nuit venue on a tous attendu. Quelques uns s’aventuraient dehors, sous les étoiles. Quelques lumières dans le village trahissaient l’inquiétude. Les voitures se pressaient, d’aller, de venir, de se ranger.
Ils avaient prévenu, ils avaient dit 4h. Pourtant, calme plat, ciel clair. A la fenêtre ou sous la couette on se disait « ils se sont encore trompés ! ».
Le premier coup de tonnerre a retenti vers 4h10, comme la bombe qui annonce le feu d’artifice. Mais cette nuit là, personne n’était à la fête.
Le vent s’est défoulé pour nous faire regretter cette soirée de calme. Il est arrivé d’un coup, dans un bruit de train qui ne s’est pas tu. On a tous pensé : « celle-ci elle est forte » « Pourvu que la toiture tienne ».
« ils ont dit jusqu’à quelle heure ? » 8 heures au moins, puis 10 heures. Mais toujours cette force incroyable entrecoupée d’éclairs, toujours ce bruit effroyable.
Ce matin la le jour ne s’est pas levé. Aucun n’a pu faire taire cette vielle peur née des superstitions anciennes : « quand arrivera le jour où la
nuit restera ».
Les traits tirés de cette nuit sans sommeil, derrière les fenêtres, on a tous regardé : le lac noir en furie qui se prenait pour la mer, le vent chargé de sable qui faisait voler les tôles comme des feuilles de papier. Les tuiles décrochaient et en tombant s’écrasaient dans un bruit de vaisselle.
Le grand pin lâcha une branche qui s’écrasa au sol, comme si ce tribut payé à la tempête pouvait lui sauver la vie. Mais une main invisible s’engouffra dans la cime et la tordit avec une force du diable. A mi-hauteur le pin éclata et sa chair blanche livrée aux bourrasques laissa perler des larmes de résine d’ambre.
A côté c’est un pin tout entier qui tombe, déraciné par la force du vent, puis un autre, encore un autre, une rangée entière.
La terre gorgée d’eau trahit ces arbres plantés depuis des décennies, trahit ces géants qui font toute l’image de notre pays, trahit ses compagnons de fortune et d’infortune.
La tempête ne s’est calmée que vers midi. Tous enfin sortis de nos abris, nous avons été abattus comme ces arbres centenaires, chênes, acacias, pins, qui jonchaient les routes.
Plus d’électricité, plus de téléphone, bientôt plus d’eau. L’inquiétude encore, cette fois pour les proches, pour la famille, les amis. Sont-ils tous sains et
saufs ? Est-ce le même désastre partout ?
Alors les hommes sont partis, au bout du chemin avec la tronçonneuse et le bidon d’essence. Les femmes ont rempli quelques bouteilles, cherché les bougies et les lampes à piles pour le soir, rentré du bois pour la cheminée. Les voisins se sont retrouvés, tous ont retroussé les manches et retrouvé les réflexes de survie d’une guerre que peu d’entre nous ont connue.
Heureusement, il y a eu la radio, avec les piles électriques. Pas de morts, ouf, mais des dégâts comme jamais, la forêt détruite à plus de la moitié, les routes coupées, les villages isolés.
Les gens de la météo ont donné un nom au monstre du 24 janvier : ils l’ont appelé Klaus. Ce prénom restera dans nos mémoires à jamais : le jour où le soleil ne s’est pas levé.
Ils tendent vers le ciel leurs troncs mis à nu comme pour demander pardon.
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